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Société

Lundi 10 janvier 2005

Olivier MARONE est un citoyen impliqué. Alors qu’il voulait offrir une console de jeux à une association s'occupant d'enfants défavorisés, il n'a pu en trouver les coordonnées. Germa alors en lui l'idée d'un numéro vert associatif pouvant renseigner n'importe quel interlocuteur à partir d'une base de données. Développant son projet il tente une démarche qui lui semble parallèle, celle de l’action sociale des entreprises. Cette implication lui prend du temps, beaucoup de temps. Il a quitté un poste un peu plus "confortable" pour celui de cantonnier qui lui laisse plus de ce fameux temps qui manque toujours en ces cas-là. Citoyen il l’est assurément mais il aimerait surtout que toutes les entités de notre société en fassent de même, y compris celles basées sur le commerce ou le profit. Quelques bonnes idées, beaucoup de bonne volonté et il y arrivera. Un peu plus vite que prévu si nous l’y aidons.

Les liens à suivre pour de plus amples informations :

http://www.numerovertassociatif.com
http://www.associationsnous.com
http://www.entreprise-story.com
http://www.entreprise-citoyenne.com
http://www.leportailcitoyen.org
http://www.votredeputeetlemouvementassociatif.com
http://www.lemouvementassociatifetvous.com

Par Djiddy Pibbee
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Lundi 10 janvier 2005

En ce moment se diffuse "Mots croisés" sur France 2.

Cette catastrophe naturelle s'il en est, parce que cet évènement bien que gravissime humainement n'en est pas moins géologique, a focalisé nos attentions. Soit nous sommes "civilisés" donc occidentaux et croyons qu'avec des moyens et des capitaux nous eussions pu l'amenuiser, soit "mystiques" et nous l'expliquerons par la religion... En tout cas ce fût une catastrophe. Comment celà ne pût-il pas l'être ?
Les bandes côtières ont été touchées, quelle en est la fréquentation touristique, maximale ? Course à l'économie ?
Au Bengladesh on eût pu compter plus de 500000 morts lors d'un phénomène de même type, qui s'en soucia alors ?
Nos compatriotes se préparent à l'instant même par l'intermède de Renaud Muselier en direct sur France 2 à s'endeuiller de 300 victimes.
Tout ceci est disproportionné médiatiquement dans un sens comme dans l'autre. Je ne comprends pas les uns et n'arrive pas non plus à comprendre les autres. Eclairez-moi.

Par Djiddy Pibbee
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Mardi 11 janvier 2005

Les démocraties modernes s’essoufflent, force est de le constater. Par ailleurs, même si c’est le meilleur des régimes (ou plus ironiquement le moins pire) c’est quand même un système imparfait (en France) où 49% d’une population incomplète mais votante peut se sentir lésée lors d’élections capitales. Nos démocraties restent régies par une hiérarchie pyramidale contraire aux principes même de démocratie originelle qui supposait son horizontalité. Il va de soi que les hommes n’ont de tout temps jamais été égaux devant leurs potentiels physiques, intellectuels, manuels mais ils l’étaient civilement par leur pouvoir de vote donc d’influence. Ce n’est plus le cas depuis bien longtemps. Ce constat fait, comment envisager son évolution ?
L’idée de démocratie directe n’est pas neuve bien entendu mais n’a jamais été aussi proche du possible qu’aujourd’hui. Une idée séduisante, n’est-ce pas ? Le concept l’est assurément mais plusieurs constatations s’imposent néanmoins. Des expériences et des débats ont été amorcés, par la classe politique même parfois. Une certaine réticence est rencontrée, d’où vient-elle ? Des pouvoirs en place qui ne veulent pas perdre leurs attributs ? Je ne me fais guère d’illusions sur la quantité d’efforts à développer pour les convaincre de quitter leur piédestal mais nous ne sommes pas convaincus non plus, les expériences menées ne semblant pas rencontrer un écho public très enthousiaste. Pour quelles raisons ?

C’est un débat intéressant...

Par Djiddy Pibbee
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Lundi 28 mars 2005

Le referendum qui nous est proposé va renseigner notre pays sur plusieurs points : l’adoption ou non de ce traité constitutionnel, mais aussi par l’ampleur du résultat sur son degré d’approbation ou de rejet. D'autre part, il est très important de situer le contexte de ce vote. Un referendum n’est pas une élection, il ne s’agit pas de choisir un représentant politique mais une évolution de notre société. Nous sommes tous concernés. L’auteur de cet appel et ceux qui l’ont rejoint, auront pour certains pris position et militent, mais souhaitent par-dessus tout, quel que soit le résultat des urnes, que l’abstention descende au plus bas niveau. Nous, Citoyens français, devons montrer notre implication, et idéalement par une réponse aussi tranchée que possible.

Maintenant, essayons d’examiner quelques points de vue d’abstentionniste pour en dénouer le fil des arguments :

- Désintérêt de la vie politique.
Ce referendum n’est pas un renouvellement de la vie politique « ordinaire », il est une demande d’expression de notre volonté. En allant dans le sens d’une démocratie participative directe, il faut saisir cette occasion.

- Tous les mêmes, tous pourris…
C’est notre avis sur une question cruciale et exceptionnelle que nous exprimons, nous n’élisons pas un quelconque représentant.

- Abstention par idéologie.
L’abstention idéologique qui consiste à dire qu’un faible taux de participation lors d’une élection exprime un rejet ne tient pas pour un referendum. Au contraire, la meilleure représentation d’un tel rejet serait alors une forte participation à ce referendum, la désapprobation des candidats en lice étant par définition réservée aux élections.

- Ne se sentir représenté par aucun homme ou aucune femme politique actuelle.
Encore une fois ce n’est pas une élection mais une expression populaire. Les dirigeants politiques ne représentent lors d’un referendum qu’un vote dans les urnes comme un autre. Nous n’avons aucun moyen de savoir ce qu’ils auront voté réellement et inversement, c’est le principe du vote secret. Indécis il faut voter blanc mais surtout aller voter. Seuls le résultat et son ampleur compteront.

Lorsqu’un peuple ne s’exprime plus il risque la confiscation de ce droit, nous ne pouvons l’envisager et nous exprimons avec force.

Parce que nous pensons que l’abstention ne sert que de marge de manœuvre ou de variable non ajustable dans les calculs statistiques, parce que nous pensons qu’à l’occasion de ce referendum notre expression directe sera validée et qu’elle ne pourra être niée ni ignorée, parce que nous pensons que c’est un des derniers moyens d’éviter l’escalade de la méprise sociale que nous redoutons, nous appelons nos concitoyens aux urnes.

Votons comme nous le voudrons, mais votons !

Par Djiddy Pibbee
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Lundi 4 avril 2005

Nicolas Sarkozy, dans sa prestation télévisuelle à « 100 minutes pour convaincre » sur France 2 se fait le chantre de l’équité, « plus » que de l’égalité selon lui. Ce glissement sémantique n’est pas innocent. L’égalité juridique est sur tous les frontons de notre République : « Liberté, égalité, fraternité ». Ainsi nous sommes tous libres, donc égaux et fraternels. Les trois sont intimement liés, l’égalité garantit à tous le même droit à la liberté. On ne peut être « plus ou moins libre » que son voisin puisque son égal. Et cette liberté, cette égalité doivent s’appliquer dans la solidarité réciproque, nous sommes tous « frères » puisque fraternels.
Revenons maintenant à ce savant glissement sémantique : qu’est-ce que l’équité selon Nicolas Sarkozy et en quoi s’oppose-t-elle à notre « Egalité » républicaine ?
Le petit Larousse donne pour définition première de l’équité « vertu de celui qui possède un sens naturel de la justice, respecte les droits de chacun ». Nul doute qu’un avocat de son talent soit impartial…
La deuxième définition par contre est autrement plus intéressante et c’est là que le bât blesse : « justice naturelle ou morale, considérée indépendamment du droit en vigueur ». Ainsi l’équité de M. Sarkozy est un concept indépendant du droit en vigueur, donc de l’égalité.
Selon les beaux principes qui animent nos débats politiques nationaux dans la majorité, il faudrait être équitable. Cela signifie, toujours selon ces beaux principes, que le « méritant » doit être mieux servi que le « moins méritant ». Rien de choquant, apparemment… Sauf si ce mérite s’applique en dehors du droit en vigueur. Qui décidera alors qui est méritant ou pas ? Qui pourra se prévaloir d’être suffisamment « naturellement ou moralement juste » pour juger de l’équité nécessaire ? L’équité est bel et bien un principe discriminant puisque par l’équité nous perdrions tous notre égalité. L’équité et l’égalité ne peuvent s’additionner, c’est soit l’une soit l’autre.
Les Français d’en bas connaissent tous la fraternité de Nicolas Sarkozy, il l’a démontrée en changeant totalement de ton selon le type d’interlocuteur. On ne s’adresse pas à M. Mazerolle comme aux Français d’en bas chez les Sarkozy. Preuve par l’émission si ça n’avait déjà été fait politiquement.
Nous connaissions aussi déjà son goût pour la discrimination positive qui elle aussi bafouerait l’égalité. En effet le « non-discriminé » positivement se retrouverait automatiquement discriminé négativement puisque n’ayant pas accès aux mêmes chances. L’offensive est cette fois plus grave. C’est une attaque en règle contre le droit républicain à l’Egalité, une de plus. La prochaine se fera-t-elle contre la Liberté ?
Parce que l’Equité serait le contrôle reconnu et voulu des inégalités… CQFD.

Par Djiddy Pibbee
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Mardi 12 avril 2005

Par ce simple postulat qu’il faut admettre : c’est un miroir de notre société.

Qui se ressemble s’assemble, dit le bon vieux dicton populaire. Nous n’avons donc rien inventé.

On voit donc sur la blogosphère des cercles d’amis se retrouvant et refaisant le monde au bistro… La différence c’est que les bistros sont mouvants, c’est, comme je l’appellerais, le phénomène des cercles elliptiques. Pourquoi ce besoin de traduire cela géométriquement ? Parce que je suis un cartésien, un matheux, un informaticien, un analyste. Il me faut des bases concrètes pour raisonner. A proprement parler, je suis pragmatique. Si je n’arrive pas à imaginer ce qu’on me décrit, je n’arrive pas à y souscrire… C’est un défaut qui compense par sa qualité, alors j’ai choisi « instinctivement ».

Pourquoi un cercle ? Parce que les gens s’y regroupent par affinités et que c’est encore un espace « privilégié ». Pourquoi elliptique ? Parce que ce cercle n’est nullement figé mais au contraire n’a pas de limites établies. Ainsi les cercles se forment, se distendent en s’agrandissant mais aussi parfois rétrécissent. C’est un phénomène qui se traduit par l’attrait pour le centre des bords qui s’en éloignent en s’agrandissant. C’est un phénomène mouvant et compulsif alimenté par l’attraction qu’exerce le centre sur sa périphérie. Naissance, vie et mort des étoiles semblent représenter un parallèle intéressant à ce phénomène. Inquiétant mais néanmoins subjuguant et attirant. La galaxie se construit chaque jour avec ses étoiles attirant l’oeil, ses planètes profitant de la lumière mais aussi de leurs satellites, les comètes et astéroïdes traversant la blogosphère et ses astres mornes et sans reflets…

Le cercle elliptique, nouvelle géométrie du dialogue numérique humain ?

A suivre…

Par Djiddy Pibbee
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Jeudi 14 avril 2005

Le capital originel est un virus non contagieux, il s’injecte. Il contamine la société par ses cellules, les hommes. Il les investit, les attaque, les détruit en les laissant vivre suffisamment longtemps pour rembourser. Lorsque la cellule se meurt il en attaque d’autres, les héritiers qui l’alimentent pour assumer la vie du père en faisant crédit. On prolonge ainsi la vie des cellules avec pour seul objectif une lutte qu’on pense encore victorieuse. La cellule se bat et résiste ? Nouveau crédit… Le virus s’attaque alors à l’organe entier, la famille. Famille laborieuse qui passera sa vie à lutter contre la maladie, à la supporter sans jamais s’en remettre ni l’apprivoiser. Toujours plus de médicaments, de visites chez les docteurs en capitaux pour finir par mourir après avoir été rongés jusqu’à la mœlle. Mais le virus ne meurt pas, il mute. Il trouve un regroupement humain, l’entreprise. Il a saisi le prétexte du banal rhume et profite de l’immunodéficience. La malice du capital c’est son délai d’incubation qui laisse croire pendant une durée variable en fonction de l’environnement que l’on se porte mieux. C’est ainsi qu’il se propage, parce que l’on va mieux.  On le réinjecte alors dans d’autres entreprises, avalant ainsi une nourriture déjà contaminée et le capital s’agglomère au gré du vent soufflé par les quintes de toux. Mais en virus qu’on ne peut éradiquer, il gagne les organes vitaux de l’entreprise agglomérée, il les gagne par ses membres devenus immobiles. Il n’a qu’un objectif, un seul, basique… Se multiplier. Non pas en multipliant les champs de prolifération mais en attaquant les plus faibles composantes. Solidaires, celles-ci se regroupent de nouveau parce qu’elles croient encore être immunisées contre le virus du voisin. Nouvelle mutation et franchissement de la barrière des espèces. Le capital a rejoint les organes vitaux, les poumons, le cœur… L’économie s’essouffle ? Nouvelle injection par rachat. Le capital s’accumule dans les organes encore vivants, la lente agonie des plus éloignés de la pompe cardiaque l’y oblige, plus rien à en tirer. L’économie restante à la tête ? Déconnection du corps, assistance respiratoire, arrêt cardiaque, échec. Plus de nouveaux organes ni de corps, plus d’entreprises ni de leurs agglomérats, plus de cœur, seule la tête vit encore pour quelques minutes… Le capital regrette, pleure… Le virus est fatigué d’avoir contaminé toujours plus vite, plus haut, plus loin… Si loin qu’il a épuisé le dernier homme en fuite qui pouvait l’accueillir. Le capital ne rencontrera jamais son vaccin, ce dernier homme s’est éteint. Il n’avait plus assez de capital, plus de malades, il est mort seul. C’était le médecin.

Par Djiddy Pibbee
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Vendredi 29 avril 2005

Prospective. Année 2025. L’Europe compte désormais trente Etats. L’Afrique du Nord est devenue l’un des premiers partenaires économique et social de l’Union. Centrales de télécommunications, centres de soins et établissements universitaires y ont fleuri au cours des quinze dernières années. Une tendance que certaines associations dénonçaient déjà en 2004. En vain. Aujourd’hui, la clinique tunisienne d’Al Manar est devenue une destination parmi les plus prisées des tour-opérateurs. A la pointe de la recherche médicale, elle propose à ses patients un service médicalisé de pointe, doublé d’une période de relaxation sur les côtes tunisiennes. Autant dire que la formule séduit un nombre croissant de citoyens européens désespérés par les lenteurs des centres hospitaliers continentaux, dont les effectifs humains et matériels n’ont cessé d’être réduits pour cause de rentabilité. «Nous avons bien évidemment la possibilité de nous faire soigner chez nous, dans des cliniques privées, reprend John Warwick, comptable londonien de 46 ans. Mais à quel prix !» Car si l’offre de soins tunisienne rencontre un tel succès (39% des britanniques et 28% des Français traversent désormais la Méditerranée pour s’y faire soigner) elle le doit aussi à des tarifs défiant toute concurrence. «La politique de libéralisation pratiquée ces dernières décennies par nos partenaires européens ont joué un rôle majeur dans notre succès, concède Mohand Ibrahimi, directeur administratif d’Al Manar. Les Européens n’ont plus les moyens de s’offrir des chirurgies lourdes. Ou alors ils doivent passer par le secteur public et s’inscrire sur des listes d’attente pouvant repousser leur opération de deux ans ! Et encore, certaines chirurgies ne sont même plus dispensées sur le continent.»

Une autre clé de la réussite tunisienne tient aux politiques volontaristes mises en place par le gouvernement de Tunis. «L’Etat tunisien prend désormais en charge 30% des frais médicaux des patients étrangers décidant de se faire soigner sur notre sol, commente Saïd Ben Achar, directeur de cabinet du ministre tunisien de la santé. On pourrait de prime abord penser que cette politique est un gouffre financier mais c’est tout le contraire. Non seulement elle nous permet d’attirer de nouveaux patients mais ceux-ci sont de plus en plus nombreux à séjourner sur notre territoire avec famille et amis, voire à y établir leur résidence secondaire. Du secteur du tourisme au secteur du bâtiment, c’est toute notre économie qui en bénéficie.» Cette réussite permet à Tunis de tabler sur une croissance de 7,2% sur l’année 2026, alors que la moyenne continentale stagne à 0,8 %. Le scénario se répète un peu partout au sud de la méditerranée, à l’exception d’une Algérie encore plus instable que jamais depuis qu’elle a été divisée en trois régions rivales suite au coup d’Etat sanglant avorté de 2016. Le Sénégal fait, lui, la part belle aux télécommunications. Mise en place à la fin des années 1990, sa politique de gestion des appels téléphoniques à destination de l’Europe et des Etats-Unis a été payante. Bouygues, Cegetel, Orange, Deutsche Telecom, BT et consorts traitent aujourd’hui l’ensemble de leurs services clients depuis Dakar. Nombre de particuliers et d’entrepreneurs ont suivi cette tendance. Selon une étude Eurobaromètre, 45% des professions libérales en Europe traitent désormais leur secrétariat à distance, via une opératrice reliée à son employeur par visioconférence. Une solution qui aurait permis à ces professions d’alléger leur masse salariale de 75%.

Côté enseignement, la rive sud de la Méditerranée et la périphérie orientale de l’Union ne cachent pas non plus leur satisfaction. Fez, Sarajevo et Istanbul sont devenus des centres universitaires incontournables, depuis l’envolée des frais d’inscription continentaux. «Comptez entre six et neuf mille euros pour un établissement correct, type université de Strasbourg, Cardiff ou Tenerife. Quinze mille euros pour les établissements d’élite comme la Freie Universität de Berlin ou la London School of Economics de Londres. Qui peut se payer cela aujourd’hui à part les ménages les plus fortunés, analyse Ioann Bartok, directeur des études à l’Université de Sarajevo. Ici, les frais de scolarité sont restés à un prix raisonnable. Entre cinq cent et mille cinq cent euros pour les étudiants étrangers, selon les disciplines. Cette manne intellectuelle et financière a été un véritable coût d’accélérateur pour notre économie. Les liaisons aériennes ont été multipliées par dix avec l’Union au cours de ces douze dernières années. Des centres de recherche se sont implantés en Bosnie. Je ne vous parle même pas des PME et PMI. Qui aurait crû cela possible il y a encore trente ans», s’enthousiasme Ioann Bartok.

A l’inverse, la libéralisation prônée par la Commission depuis le milieu des années 1990 n’aura pas eu l’effet escompté, la stratégie de Lisbonne, censée faire de l’Europe l’économie la plus compétitive au monde et rétablir le plein emploi au sein de l’Union ayant été rangée, dès 2010, au rang des grands fiascos de l’histoire. Soucieux de préserver leur chiffre d’affaire, les anciens monopoles publics soumis à la concurrence ont poussé le principe de rentabilité à l’extrême. La disparition progressive des services postaux des zones rurales et urbaines les moins peuplées, n’aura pas été sans conséquences, nombre d’entreprises préférant rediriger leurs activités vers des ensembles urbains de plus grande importance. «Comment voulez-vous décemment que je m’implante dans une agglomération qui ne dispose pas de centre postal, s’insurge Marc Vilmont, PDG d’une PME spécialisée dans la vente à distance. Internet c’est bien beau, mais ça ne me permet pas d’envoyer un colis. Sans compter qu’aujourd’hui il est impossible de travailler correctement sans être à proximité de liaisons ferrées, aériennes ou routières rapides. Je n’ai rien contre la campagne mais là on parle business.» Ce raisonnement n’étonne guère Manuel De Oliveira, président d’une communauté de villages dans la région de Tolède, en Espagne. «La libéralisation nous a fait beaucoup de mal. La disparition progressive des services publics a entraîné une baisse régulière de notre activité économique, les entreprises basées ici fermant ou délocalisant leurs activités vers des centres urbains mieux desservis. Imaginez les répercussions : sur l’ensemble du primaire, nous ne disposons plus de soixante élèves… Il y a vingt ans, nous en comptions 1200 !» Manuel De Oliveira n’essaie même plus de cacher son découragement : «En fait, je me demande presque à quoi nous servons encore en tant qu’élus. On subventionnerait bien des services à caractère public pour relancer une dynamique économique, mais cela nous est interdit par Bruxelles au nom des règles de concurrence !» Et son adjoint en charge de l’éducation de renchérir : «Bien sûr, nous avons envisagé de faire venir un établissement privé malgré les coûts de scolarisation engendrés pour les élèves. Mais la réponse est partout la même : pourquoi voulez-vous que nous nous installions dans une région en perte de croissance économique et démographique ?»

Quant aux impôts, paradoxe de la libéralisation, ils n’ont en rien diminué. Bien au contraire. Suite à des vagues de délocalisations sans précédent vers les périphéries sud et orientale de l’Union, la moyenne du chômage a atteint le taux record de 19,6% l’année dernière. «L’accumulation du paiement des retraites et de l’aide à la réinsertion professionnelle sont devenus un véritable casse-tête au sein de l’Union, confie sous couvert d’anonymat un haut fonctionnaire bruxellois. Idéalement, la solution serait que l’Union, les Etats et les régions puissent reprendre en main certains services publics. En somme, que l’on déconstruise ce qui a été fait. Que l’on réforme à l’envers. Mais les caisses sont désespérément vides.» Quant à une nouvelle augmentation des impôts, nul doute qu’elle renforcerait un peu plus le Parti révolutionnaire européen, désormais deuxième force politique au sein du Parlement de Strasbourg…

Par Tous droits réservés www.europeus.org
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Mardi 3 mai 2005

Encore une candidature revenue en échec : votre profil ne correspond  pas à nos attentes… Le profil gauche, le profil droit ? C’est mon nez qui gêne ou mon menton ?
Non Monsieur, nous avons trouvé quelqu’un qui correspond mieux au profil demandé… Il y en aura forcément un, Madame, nous sommes 4,5 millions…

Et pendant ce temps là dans l’entourage j’entends : du travail il y en a pour ceux qui veulent travailler… 120000 postes non pourvus en France, 4,5 millions de chômeurs… Voilà la proportion. Et je continue à entendre qu’il y a du travail… Je continue à entendre en ligne de basse que les chômeurs sont des fainéants…

Et pendant ce temps là en France on continue à dire que l’antisémitisme gagne du terrain, que les communautés s’affrontent, que le racisme revient… Mais qui sont les plus violents ? Les Noirs, les Arabes, les Chinois ? Ou les Corses, les Basques ou autres nationalistes ?

Et pendant ce temps là en France le Président appelle Johnny Halliday à la rescousse pour faire voter « oui » au référendum européen… Sacré Johnny, tu m’embauches ? Lequel de nous deux est le plus fainéant ?

Et pendant ce temps là en France 24 personnes meurent brûlées dans un hôtel minable à cause d’une simple bougie renversée… Les marchands de mort payés par l’Etat toucheront les assurances… Qui sont les plus violents ?

Et pendant ce temps là en France Patrick Mayo parcourt 1000 kilomètres à pied pour attirer l’attention sur le problème du chômage des quinquagénaires, il le fait sans exclusivité de cause… Qui sont les plus fainéants ?

Et pendant ce temps là en France Nicolas Sarkozy pose en couverture de Paris Match au coté de François Hollande comme une image pieuse préparant la présidentielle de 2007… Pour les problèmes de la France d’en bas ? Non, pour faire voter oui à ce Traité… Qui sont les plus violents ?

Et pendant ce temps là en France, le temps que vous me lisiez, 3 emplois ont disparu dans le textile… Qui sont les plus fainéants ?

Et pendant ce temps là en France 1,5 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté… Qui sont les plus violents ?

Et pendant ce temps là en France les salariés de Carrefour sont en grève pour obtenir un ticket restau ou 50€ par mois d’augmentation alors que leur PDG se voit attribuer une retraite de 29 millions d’€uros… Qui sont les plus fainéants ? Qui sont les plus violents ?

Et pendant ce temps là en France, rien ne bouge…

Et pendant ce temps là en France personne ne parle…

Et pendant ce temps là en France on découvre la modernité et aligne les pétitions…

Et pendant ce temps là en France on s’invective pour savoir qui débat le mieux, qui est le meilleur orateur, qui est le meilleur philosophe…

Et pendant ce temps là en France le Peuple est toujours plus asservi…

Et pendant ce temps là en France les agriculteurs eux-mêmes crèvent de faim…

J’appelle tout cela de l’incitation à la haine sociale !

Et pendant ce temps là en France je passe mon temps à écrire et à croire au lieu de me lever, de marcher et de brandir le poing…

Qui sont les plus fainéants ? Qui sont les plus violents ?

***** est un club de réflexions avec des talents et des réflexions indiscutables de qualité mais qui ne donnent rien ou si peu en rapport des efforts de l’investissement…

Changeons de voie, j’en propose une. Mettons-nous d’accord sur un candidat que nous voudrions promouvoir et ensuite travaillons à partir de ses idées sous la forme collégiale que nous expérimentons et qui me semble bonne. Débattons tant que nous le voulons mais il nous faut des lignes directrices. Et force est de constater que nous ne les avons pas !

Si nous sommes incapables de nous fédérer là-dessus ce sera pour moi la preuve que cette utopie sera mort-née…

Par Djiddy Pibbee
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Samedi 7 mai 2005

Je n’aime pas la langue de bois, si vous me lisez régulièrement je crois savoir que vous l’avez compris. Ceci étant posé, en fervent démocrate et républicain, je me suis beaucoup interrogé sur le Front National. Comme beaucoup de Français, surtout depuis le 21 avril. A ce sujet il faudrait relire mon article intitulé « Introduction coup de gueule ».
Je vais donc continuer à être clair et franc. Je combats l’idéologie du FN par tous les moyens qui sont les miens, modestes. On ne peut néanmoins accepter si l’on est démocrate que se retrouvent bâillonnés près de 20% des électeurs français. Sur Europeus je me suis trouvé à échanger des commentaires avec un élu de ce mouvement politique mais avant de poursuivre je vais donc préciser plusieurs points de ma pensée :

- Je combats tout amalgame à mon sujet lorsque, par exemple, on assimile mon vote « non » au référendum qui nous préoccupe en ce moment à celui de Jean-Marie Le Pen. Je ne saurais alors pratiquer l’amalgame dans l’autre sens. Je n’assimile donc pas des électeurs au chef de leur mouvement ou à un de leurs élus.
- Aucun mouvement ni corps électoral n’a le monopole de la bêtise humaine, malheureusement…
- J’accepte le débat avec tout contradicteur courtois et franc.
- Je ne suis ni adhérent ni militant d’aucune organisation syndicale ou politique.

Je poursuis donc mon article maintenant que ces points sont clairement définis. Cet élu du FN en Savoie (1) est quelqu’un de poli dans ces écrits, il accepte le débat contradictoire élégamment et expose ses arguments sans matraquage. Je lui ai alors proposé un exercice démocratique, celui de me rendre sur le forum de son site personnel à la condition que j’y sois respecté, ce qu’il a aussitôt accepté.

Constats :

- Cet élu a confirmé sa courtoisie et j’ai été sur son forum très correctement accueilli, force m’a été de le constater.
- On trouve sur ce forum des écrits que je ne conseillerais à personne de lire tellement ils semblent haineux, voire racistes à moins de le prendre avec humour ce que j’ai beaucoup de mal à faire avec le FN. Cependant je crois sincèrement que l’on pourrait trouver des aberrations de ce genre sur nombre d’autres sites personnels d’élus soi-disant « humanistes »… La haine du FN, voire pire de ses électeurs, s’exprime aussi très aisément sur Internet, voire en interne de certains partis. Comme je l’ai écrit plus haut, aucune institution n’a le monopole de la bêtise humaine…
- Les échanges que j’ai eus sur ce forum se sont avérés intéressants même s’il me semble difficile, voire impossible, d’entrer en accord avec ses participants.

Ce que je pense (évidemment je peux me tromper… Mais j’ai encore le droit de penser et de me tromper, n’est-ce pas ?) :

- L’élu FN, administrateur de son site, a prévenu de mon arrivée. Ce serait conforme à l’esprit hiérarchique qui tient lieu au sein du FN et qui expliquerait la courtoisie des propos où j’ai participé.
- Après avoir parcouru son forum, je ne pourrai définitivement jamais adhérer à un tel mouvement.
- Je continue à croire que le meilleur moyen de combattre cette idéologie est d’en discuter et non de la bâillonner politiquement.
- Les électeurs du FN croient en des arguments qui, après analyse (encore une fois personnelle), s’avèrent essentiellement des constats. Je m’explique : le FN a une base populaire indiscutable. Ils font le constat facile puisque réel du malaise social et le reprochent à juste titre aux partis dits « de gouvernement ». En affirmant haut et fort qu’ils n’y sont pour rien, ils provoquent alors une interrogation légitime chez leurs interlocuteurs : le fameux « et si ? » Cependant, hormis une idée qui leur est propre de la grandeur de la France et de ses valeurs, je dois avouer que j’ai énormément de mal à cerner chez eux un quelconque programme politique pour la France qui ne nous réduise pas à l’enfermement (impression personnelle de nouveau)…
- Je ne regrette pas mon initiative et la poursuivrai tant que j’y trouverai matière et que le comportement sur ce forum restera celui qui a prévalu à mon sujet.

Et oui, on en apprend tous les jours et la curiosité n’est pas toujours qu’un vilain défaut…

(1) : Je ne citerai ici ni son site ni son nom parce que je ne fais sur mon blog personnel aucun renvoi ou « publicité » à quelque parti politique que ce soit. De surcroît j’avoue et lui ai personnellement dès le départ affirmé que je combattais l’idéologie de son parti, je m’imagine donc mal inciter à se rendre sur son site.

Par Djiddy Pibbee
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